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Eau potable et nourriture pour une famille à Gaza : ce que ça veut dire, vu de l'intérieur

July 9, 2026

Je vous écris depuis Gaza, où l'eau propre et un repas chaud ont cessé d'être des évidences. Concrètement, une aide en eau potable pour Gaza, c'est de l'eau traitée et testée acheminée jusqu'au domicile d'une famille : des bidons remplis à un point de dessalement ou par camion-citerne, puis versés dans des contenants propres. Un colis alimentaire, c'est un panier de denrées qui tiennent sans réfrigération — farine, légumineuses, huile, conserves, sucre, un peu de lait. Rien d'abstrait : de l'eau qu'on boit, du pain qu'on cuit.

Je ne vais pas vous noyer sous les statistiques. Je vais vous décrire ce que je vois, chez moi et chez mes voisins.

L'eau d'abord — parce que tout commence par elle

Le matin, la première question n'est pas « qu'est-ce qu'on mange », mais « est-ce qu'il y a de l'eau ». On la cherche. On part avec des jerricans vides et on rentre avec des jerricans lourds, quand la chance est là. L'eau du robinet, lorsqu'elle coule, est souvent saumâtre — trop salée pour être bue. On la garde pour la vaisselle et le nettoyage. Pour boire, il faut de l'eau dessalée ou filtrée, qui se paie, se transporte et se rationne.

Le vrai danger n'est pas seulement la soif, c'est l'eau qui rend malade. Une eau douteuse, et les enfants attrapent des diarrhées, la peau s'irrite, les plus fragiles s'affaiblissent vite. Sous un même toit où l'on est parfois nombreux, une eau sale contamine tout le monde en quelques jours.

Quand on parle d'« aide en eau », voici donc ce que ça recouvre vraiment :

  • De l'eau potable achetée à un point de dessalement fiable, ou livrée par camion-citerne pour remplir un réservoir de quartier.
  • Des contenants propres — jerricans, seaux à couvercle — parce qu'une eau propre versée dans un bidon sale ne le reste pas longtemps.
  • Parfois des pastilles ou des filtres pour rendre buvable une eau qui ne l'est pas.

Le coût d'un chargement d'eau varie énormément selon le carburant, la distance et le moment. Nous ne mettrons pas un chiffre inventé sur cette page : le montant réel d'une distribution sera confirmé et documenté, reçus à l'appui, au moment de chaque campagne. Ici, une livraison d'eau se compte en trajets, en litres de carburant et en heures d'attente.

La nourriture — un panier, pas un festin

Un « colis alimentaire » n'a rien d'un luxe. C'est le minimum pour qu'une famille tienne une période donnée. On privilégie ce qui se conserve sans électricité, car le courant est rare et un frigo souvent inutile :

  • De la farine — le pain reste la base ; sans farine, la journée s'écroule.
  • Des légumineuses — lentilles, pois chiches, haricots : des protéines qui se stockent.
  • De l'huile, du sucre, du sel, des conserves, et un peu de lait en poudre pour les enfants.

Ce qui manque le plus cruellement, c'est le frais : viande, œufs, fruits, légumes. Quand ils existent, les prix s'envolent, hors de portée de la plupart. Un colis ne remplace pas un vrai repas équilibré ; il empêche seulement qu'une famille se couche le ventre vide. Là encore, le prix d'un panier dépend du marché du jour, et il sera indiqué au moment venu avec le reçu correspondant, plutôt qu'estimé au hasard.

Pourquoi la remise en main propre change tout

Vous pourriez passer par une grosse organisation, et c'est très bien. Mais sur le terrain, la distance entre le don et la famille compte : plus la chaîne est courte, moins il y a de pertes, de retards et d'intermédiaires. La remise directe, c'est aller au point d'eau, remplir, apporter à la porte — et savoir exactement qui a reçu quoi.

C'est aussi ce qui rend la preuve possible. Quand un bénévole identifiable remet un colis à une famille identifiée, on peut photographier, dater, raconter. C'est plus lent qu'un virement anonyme, et beaucoup plus vérifiable.

Comment un don devient de l'eau et de la nourriture

Voici la logique de FundGaza, sans enjolivure :

  1. On ouvre une petite campagne ciblée : de l'eau pour un groupe de familles, ou des colis pour un immeuble. Petite, parce qu'on préfère tenir une promesse modeste plutôt que trahir une grande.
  2. On collecte.
  3. On achète l'eau ou les denrées localement, à Gaza, auprès de fournisseurs réels.
  4. On distribue en main propre.
  5. On documente : photos, dates, ce qui a été acheté, combien de familles servies.

Cette documentation est publiée dans notre journal de transparence, sur /updates. C'est notre principe : ne nous croyez pas sur parole, vérifiez-nous. Au fil des premières distributions, vous y trouverez les photos horodatées et les reçus d'achat correspondants.

Où nous en sommes, clairement

FundGaza est une initiative personnelle, pas une organisation caritative agréée, et c'est nouveau. Pour l'instant, nous ne collectons pas encore de dons à grande échelle : nous démarrons par de petites campagnes documentées, pour bâtir la confiance geste après geste. Je préfère le dire que gonfler des chiffres. Si vous cherchez à aider Gaza aujourd'hui, il y a deux chemins concrets.

Le hub /support. Nous y rassemblons des campagnes externes que nous avons examinées, dont notre propre campagne GoFundMe. Pour la sécurité et le remboursement d'une plateforme établie, passez par là — c'est souvent le plus simple pour un premier don : /support.

L'USDT en direct. Pour la voie la plus directe et la plus vérifiable, nous acceptons l'USDT sur le réseau TRC-20 : chaque versement est visible publiquement sur la blockchain, et vous pouvez confirmer vous-même son arrivée. Le mode d'emploi complet — choisir le réseau, envoyer, vérifier — se trouve dans le guide crypto pas à pas.

Le prochain geste

Si vous lisez ces lignes depuis un endroit où l'eau coule dès qu'on ouvre le robinet, prenez une seconde pour mesurer ce que cela représente ici. Puis, si vous le pouvez, allez sur /support pour donner via une plateforme que vous connaissez, ou envoyez de l'USDT en direct et suivez chaque distribution sur /updates.

De l'eau propre. Du pain. Une famille qui tient un jour de plus. C'est aussi simple, et aussi vital, que ça.

Questions fréquentes

Que contient un colis alimentaire pour une famille à Gaza ?

Des denrées qui se conservent sans réfrigération : farine, légumineuses (lentilles, pois chiches), huile, sucre, sel, conserves et un peu de lait en poudre pour les enfants. Ce n'est pas un festin, mais le minimum pour qu'une famille ne se couche pas le ventre vide. Le frais — viande, œufs, fruits, légumes — manque cruellement et son prix s'envole.

Pourquoi l'eau du robinet ne suffit-elle pas à Gaza ?

Quand elle coule, l'eau du robinet est souvent saumâtre, trop salée pour être bue. On la réserve au nettoyage. Pour boire, il faut de l'eau dessalée ou filtrée, qu'il faut aller chercher, transporter et rationner. Boire une eau douteuse provoque diarrhées et maladies, surtout chez les enfants.

Pourquoi ne pas afficher le prix exact d'un colis ou d'un chargement d'eau ?

Parce que ce prix varie énormément selon le carburant, la distance et le marché du jour, et nous refusons d'inventer un chiffre. Le montant réel sera confirmé et documenté avec les reçus d'achat sur la page /updates, au moment de chaque campagne.

Pourquoi la remise en main propre est-elle importante ?

Parce que plus la chaîne est courte, moins il y a de pertes, de retards et d'intermédiaires. La remise directe permet aussi la preuve : quand un bénévole identifiable remet un colis à une famille identifiée, on peut photographier, dater et raconter. C'est plus lent qu'un virement anonyme, mais bien plus vérifiable.

Comment suivre où va mon don en eau et en nourriture ?

Chaque distribution est documentée — photos, dates, achats — dans le journal de transparence sur /updates. Et si vous donnez en USDT sur le réseau TRC-20, votre versement est visible publiquement sur Tronscan : vous vérifiez vous-même son arrivée avant même de voir la distribution.

FundGaza Team
Écrit depuis l'intérieur de la bande de Gaza
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